ALKALINE : De l’alternatif au désordre…

Pour marquer le début de l’été, The Irish démarre… avec les prolongations! Trêve de mystère: les sessions de musique live du vendredi débutent à partir de 18h00. ALKALINE démarrant donc plus tôt ce vendredi The Irish propose trois prestations au lieu de deux, à savoir : Yavin Coopan, Rafiki Healings et Days’Order.

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Rafiki Healings

Pour les Réguliers de The Irish, Yavin Coopan passe en session découverte pour la première fois. Il n’est pas toutefois un inconnu de la scène musicale locale ayant tourné dans un certain nombre de bars pour faire montre de son talent. C’est un jeune à forte personnalité qui s’est frotté au journalisme avant de s’adonner à la communication des organisations, notamment celle de Ti-Diams.

yavin coopan 2Le jeune homme est aussi connu pour ses prises de position citoyenne ; ce qui fait de lui un artiste engagé qui met un peu de soin dans la composition de son répertoire.

Rafiki Healings nous maintient dans le courant de pensées alternatives avec une part d’exotisme de rastafarisme blanc qui prend la vie comme un surfer prend ses vagues. On trouve dans les chansons une attitude qui serait l’équivalent du credo hippy « Peace & Love ». « Rafiki », en swahili, signifie « amitié » et, avec Rafiki Healings, il est surtout question d’un reggae thérapeutique, entendez par là la guérison de l’âme qui souffrirait de sa connexion rompue avec l’authenticité des êtres et des choses. Les plus âgées qui estiment que les jeunes ont peu de considération pour ce qui relève de l’éthique personnelle ou de la spiritualité ont certainement raté quelques trains générationnels !

Contre-culture ou culture alternative ? En optant pour la musique, il est clair que Rafiki Healings n’en veut point faire une question outrancièrement savante. L’idée est justement de s’éloigner de toute pédanterie et de faire état d’une quête existentielle auréolée de rêves de fraternité.

jeanjacques Valery

Jean-Jacques Valéry

The Irish fait fort cette fois en programmant Days’Order à la suite de ces deux intermèdes plutôt baba-cool. C’est une montée en puissance fulgurante avec un groupe qui a une approche décomplexée en ce qui concerne les reprises. Disons-le, ce groupe se montre même parfois merveilleusement iconoclaste, ce qui correspond bien à leur nom de scène qui est un clin d’œil au terme mauricien de « dézordèr ! ». Ce n’est donc guère étonnant que Christophe Joseph, le batteur, ait hérité du surnom « E.T » de la part de ses fans. C’est le genre à allier le son d’un cajun avec une batterie électronique pour procurer à la fois cette rythmique très carrée des studios et le son plus humain des percussions. Jean-Jacques Valéry ne passe pas inaperçu avec sa crinière et ses lunettes de petit génie et c’est ce qu’il est effectivement à la basse. Vincent Nombro, au clavier, a pris beaucoup d’assurance avec le temps et sa passion du jazz enrichit les improvisations du groupe et fait que celui-ci passe la rampe avec une aisance déconcertante.

Days Order 2

Christophe Joseph et Vincent Nombro

Mais que l’on ne s’y trompe pas : s’ils ont de quoi déchainer leur public, leur prestation est loin de faire dans le désordre. Ainsi, à aucun moment le public n’a l’impression que le groupe fait face à la difficulté tant le travail rigoureux lors des répétitions permet d’aborder les morceaux avec quelques belles complexités.

© Neologik Ltd. – 2016

 

 

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