Chef Ronan : « L’initiation aux goûts est une belle aventure culinaire ».

Ronan Boucher, le chef de The Irish, ne compte pas s’arrêter à l’élaboration des plats inspirés de son Irlande natale. Il estime que la tâche d’un chef consiste aussi à accompagner ses clients dans l’apprentissage des plaisirs gustatifs. Pour lui, l’amélioration de la qualité passe par une clientèle qui est plus pointue dans ses exigences.

Chef  Ronan  WV« People don’t know what chicken taste like anymore », affirme Chef Ronan. La déclaration a de quoi surprendre, mais il explique son propos avec clarté : à force de manger du poulet élevé en batteries avec des produits composites et qui, en outre sont cuisinés avec certains types d’assaisonnement, les gens ne connaissent plus le goût véritable du poulet !

“Préférer le goût de l’aliment plutôt que celui de l’assaisonnement”

Il avoue s’être lui-même trouvé en difficulté en participant à des tests en aveugle lorsqu’il était en Afrique du Sud. « Le but était de repérer le poulet élevé en Free Range en pleine nature et nous avons été tellement habitués à certains types d’assaisonnement pour le poulet en batteries que nous n’y sommes pas parvenus », raconte-t-il. Dans le même esprit, il avoue sa préoccupation pour la viande de bœuf : « Are you tasting beef or grain with which they’ve been fed upon ? There is a difference between cattle fed in the field and those fed with supplements. When you know, you can feel the difference in fat content for example », explique-t-il.

D’où le besoin d’apprendre à nouveau et surtout à une clientèle plus jeune qui s’éveille aux enjeux de la qualité et de la santé. « Ils mettent le prix pour manger sainement et il faut les encourager dans cette démarche », dit Ronan.

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« Je veux soutenir les producteurs locaux… »

Ronan Boucher entend trouver les meilleurs produits pour les clients de The Irish. « I keep being on the look. The day you stop doing that the business starts wavering », dit-il. Il recherche non seulement des producteurs agricoles qui font des produits naturels, mais aussi des éleveurs qui n’utilisent pas de suppléments alimentaires pour nourrir leurs bœufs. « Si j’ai du bœuf nourri à l’herbe, ça m’intéresse. Si le troupeau est à paître dans les champs, ça m’intéresse encore plus ! »

Voilà, c’est lancé. Passez le mot. Les producteurs bio peuvent se mettre en rapport avec The Irish.

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