Cindia Amerally : quand la scène est sienne.

Choriste souvent sollicitée pour soutenir les projets de certains artistes locaux mieux connues qu’elle, Cindia Amerally-Dupuy s’est forgée une solide réputation dans le circuit hôtelier où elle assure une prestation remarquée avec des reprises qui indiquent sa grande maîtrise du registre de la musique pop des années 80 à ce jour. C’est elle qui est au programme de ce vendredi chez The Irish et elle entend faire parler le métier.

Cindia Amerally-Dupuy

Cindia Amerally est tombée dans la marmite de la chanson très jeune et il est aujourd’hui clair qu’elle y a pris goût. C’est, en effet, à 12 ans qu’elle compose sa première chanson, « Triste, triste » et effectue son passage sur scène en 1994 dans une émission de télé-crochet. Cinq ans après, à seulement 17 ans, la voilà déjà dans le circuit hôtelier et cela fait donc un peu plus d’une quinzaine d’années qu’elle y enchaine les prestations.

Fan de Celine Dion, de Mariah Carey et de Whitney Houston, elle s’est constituée un solide répertoire avec les reprises de ces divas. Ses qualités vocales laissent son public médusé par tant d’aisance à l’interprétation de certaines chansons réputées difficiles. Pourtant, elle est arrivée à la musique en autodidacte, apprenant à explorer par elle-même ses capacités vocales, notamment en essayant de trouver, d’un côté, le mode efficace des interventions des choristes et, de l’autre les infléchissements qui donnent du caractère à l’interprétation plus marquée des solistes. Passer d’un registre à l’autre n’est jamais gagné d’avance : beaucoup de solistes ne feront pas de bons choristes ; il y a une disposition personnelle, une capacité à s’effacer, que ceux qui sont habitués à briller aux yeux du public n’arrivent pas facilement à acquérir.

C’est parce qu’ils lui reconnaissent cette exceptionnelle qualité que de nombreux artistes – Linzy Bacbotte, Sandra Mayotte, Gérard Louis, Alain Ramanisum, Laura Beg – font appel à elle. Ses compétences sont recherchées même à l’international : Yniss Odua, Jean Alain Roussel, Daddy Nuttue la sollicitent pour travailler avec eux dans de grand concerts à Maurice et à La Réunion. Elle fait aussi partie de Firehawks, ayant même vécu avec le groupe de Pascal Cimiotti leur tournée australienne de 2013.

Parallèlement à ses activités de chanteuse dans les hôtels et les pubs, Cindia Amerally continue d’écrire et de composer. En 2014, Gérard Louis lui avait permis de sortir trois titres. En 2016, grâce au DJ Jimmy Gassel de Bing Production, elle parvient à enregistrer son premier album solo – Mo liniver mizikal – qui comprend huit de ses chansons.

Elle n’en est donc pas à son banc d’essai, et c’est en solo, de manière plus assertive, puisque la scène est sienne essentiellement, qu’elle entend séduire le public de The Irish ce vendredi.

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