Faites vos jeux !

SOCIAL-SUNDAYS

Le dimanche ne saurait être synonyme d’ennui ; certainement pas pour les clients de The Irish qui pourront désormais s’adonner à des activités que beaucoup auraient cru révolues : les jeux de société ! Javed Vayid, le General Manager de The Irish, tente un nouveau pari : échecs, backgammon, dames, dominos, monopoly, scrabble, Battle of sexes… Comme entrée de jeu, qui dit mieux ?

Les Mauriciens aiment encore jouer, pense Javed Vayid, « pour peu qu’on leur procure le cadre propice qui réunit socialement ceux qui en ont l’éducation ». « Je crois que le dimanche est le moment où une famille a l’occasion de se poser et de se retrouver avant de s’embarquer à nouveau dans les routines de la semaine. C’est un moment précieux que nous voulons mettre en valeur chez The Irish », dit-il.

Hors de question donc de se lamenter et de faire le procès de tout le monde – comprenez les jeunes en particulier – qui auraient le nez scotché à l’écran du portable. C’est vrai que ceux de la plus jeune génération jouent en société par le biais d’internet. La seule différence c’est que les jeux qui les réunissent dans des salons virtuels sont essentiellement centrés sur la compétition et ne favorisent pas les interactions sociales. Mais c’est tout aussi lassant de tenir le discours des nostalgiques, voire des grincheux, qui considèrent que c’était mieux ce temps où les gens savaient se réunir pour faire un scrabble ou jouer aux dominos. Et même si l’on serait en couple, que l’on pourrait se confronter aux dames ou aux échecs.

Pour Javed Vayid, The Irish a une réponse à apporter dans ce contexte : « Nous voulons révolutionner la vie culturelle à Maurice. Notre combinaison pub et restaurant convient aussi bien aux cadres qu’aux jeunes branchés, nos soirées de musique live cartonnent, nous pouvons maintenant introduire encore une nouvelle formule où le cadre de The Irish devient un lieu plus intimiste avec des gens qui viennent en famille ou en couple pour prendre un verre et se faire gratuitement une partie d’échecs ou de backgammon. C’est cela la culture des jeux de société ». C’est comme une suite logique car, c’est ce qui faisait la popularité des clubs ou des « cercles », comme on les appelait autrefois. « Ces structures ont disparu, mais l’envie de se retrouver ainsi est encore bien vivante ».

A partir de ce premier dimanche de mai, c’est encore une fois les Réguliers de The Irish qui vont confirmer le bienfondé de ces intuitions qui leur valent d’avoir leur Irish Pub. La culture chez The Irish, c’est l’histoire d’un pari, d’une éducation, d’une culture… C’est cela le jeu.


 

A l’origine des jeux

Les premières traces des jeux de société datent de 2 600 av. JC. Il s’agit du jeu de parcours appelé le jeu royal d’Ur, composé d’une tablette et de petits dés en forme de pyramides. Le jeu de société contemporain apparaît vers 1840, en Allemagne essentiellement. C’est le point de départ de la production en masse du jeu, en couleurs et en carton au format qui est le nôtre aujourd’hui.  Au 18ème siècle, savoir jouer (cartes, échecs, charade, etc.) donnait accès aux salons aristocratiques. Le bas peuple jouait également, pour de l’argent et avec des règles plus floues. La production de masse de jeux de société à la fin du 19ème siècle correspond en Europe à une volonté de la part des Etats d’éduquer le peuple. La majorité des jeux devaient être instructifs et traitaient de morale, de géographie ou d’arithmétique.

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