Fête des Mères : remonter aux origines

Si chez The Irish il y a toujours une bonne occasion de faire la fête, on s’en trouve aussi les bonnes raisons pour célébrer des événements sans en bafouer le sens. Puisque nous sommes le seul pub à avoir véritablement fait le pari de la culture, nous vous invitons à découvrir la fabuleuse histoire d’Ann Reeves Jarvis, celle qui a inspiré le « Mother’s Day ».

A R Jarvis

« Mère est le nom pour Dieu sur les lèvres et dans les cœurs des petits enfants » – William Makepeace Thackeray

“Next to the name of God, the sweetest word in the English tongue is ‘mother.’” – Walter Stubbs, Kansas Gov.

Entre cette pensée de Thackeray, célèbre écrivain Indo-Anglais de l’ère victorienne – l’auteur des Mémoires de Barry Lyndon et de Vanity Fair – et celle du gouverneur de l’état du Kansas au début du 20e siècle, il y a un temps qui aura fait exister Ann Reeves Jarvis, la femme qui allait inspirer à sa fille, Anna Jarvis, une journée commémorative pour les mamans.

C’est le 28 mai 1876, dans le Barbour County, dans le West Virginia tant chanté qu’il en est devenu mythique, Ann Reeves Jarvis, fille d’un pasteur méthodiste, anime sa classe de catéchisme, le fameux Sunday school. Sa fille Anna y assiste aussi, comme plein d’autres gamins du quartier et écoute sa mère évoquer les différentes mamans célèbres de la bible. Elle termina son cours ce jour-là par une prière pour dire son espoir qu’il y ait quelqu’un un jour qui décrète un jour mémoriel pour commémorer la figure maternelle qui se dévoue au service de la communauté dans divers domaines. « Elle y a droit », dit-elle. Anna, qui n’a alors que douze ans, est très touchée par cette prière qu’elle en retient l’idée.

Ann Jarvis, que l’on décrit comme une femme très douce, était néanmoins très résolue et menait une vie bien active. Elle est à l’origine des clubs d’entraide pour que les mères puissent vivre dans des conditions saines et éviter la mortalité infantile. Elle avait elle-même eu plus d’une dizaine d’enfants, dont seulement quatre parvinrent à l’âge adulte.

Elle s’illustra plus particulièrement durant la guerre civile (1861 – 1865) quand l’Amérique était divisé entre unionistes et sudistes. C’est ainsi que l’état de Virginie se retrouva divisé et que l’ouest s’en trouvé séparé. Ann Jarvis enjoignit son réseau de clubs d’entraide de se montrer neutres et de soigner tous les soldats blessés indistinctement. Après la guerre, elle prit les devants pour engager un processus pour la paix et la réconciliation en organisant en 1868, malgré les menaces de violence, un « Mothers Friendship Day ».

Ann and Anna Jarvis

Ann Jarvis mourut le 8 mai 1905. Devant la fosse où sa mère allait être enterré, Anna Jarvis fit la promesse que ce serait elle qui allait accomplir le vœu qu’elle avait exprimé le 28 mai 1876. Deux ans plus tard, après avoir évoqué le projet dans divers cercles, elle organisait une célébration privée à la mémoire de sa mère et l’année suivante, elle organisait la première Mother’s Day au Wanamaker Store Auditorium à Philadelphie. Une première remarquée : alors que l’auditorium peut accueillir seulement 5 000 personnes, elle attire une foule de 15 000 personnes !

Ann Jarvis met alors tout en œuvre pour accomplir sa promesse. Elle écrit des milliers de lettres aux personnes influentes, elle obtient le soutien de William Jennings Bryan, candidat à la présidentielle, celui de Mark Twain aussi, ainsi que du Postmaster General des Etats Unis, John Wanamaker. Etonnamment, ce sont les femmes influentes qui se montreront les plus critiques et invitant à rejeter son projet. Ce que fit le Sénat en 1908.

Mais Anna Jarvis était déterminée. Cette publiciste d’une société d’assurances employa toutes ses ressources pour convaincre les gouverneurs de chaque état à commémorer son Mother’s Day. Une stratégie payante car c’est ainsi qu’elle obtint que Woodrow Wilson signe la législation consacrant le Mother’s Day. La vision d’Anna Jarvis pour célébrer la fête des mères est que ce soit en honneur de la meilleure des mères – la vôtre ! »

C’est exactement dans cet esprit que The Irish invite ses Réguliers à célébrer ce jour, notamment que chacun puisse célébrer sa mère dans leur pub, qu’ils sont nombreux à appeler… « Lakaz Mama » !

© Neologik Ltd. – 2017

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