Hyphen, le rock en trait d’union pour Halloween

Moment phare du calendrier Irlandais et du monde anglo-celtique, le premier Halloween de The Irish ne pouvait être célébré sans faste. Les Réguliers, déjà habitués à la vitalité de leurs soirées en live, vont cette fois se retrouver dans une ambiance comme ils n’en ont encore jamais connu : avec Hyphen, ils auront du rock à l’état pur, un rock qui fait le lien entre différentes périodes, comme pour bien marquer ce moment où les vivants célèbrent les morts.

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Hyphen

Pour pouvoir inscrire un groupe comme Hyphen au calendrier de ses événements, il faut s’y prendre bien à l’avance. Il en faut même plusieurs mois ; puisque certains musiciens du groupe sont dans l’aérien et sont soumis à des temps de repos réglementés. Mais The Irish a visiblement bien prévu le coup et c’est ainsi que se concrétise cette soirée qui prend des allures d’un grand concert.

La symbolique relève d’une belle coïncidence : Hyphen signifie le trait d’union. On ne pouvait mieux tomber, pour célébrer Halloween, marquer ainsi le lien entre les vivants et les morts. C’est au fondement même de la culture celtique où, le coucher du soleil marque autant la fin que le début du jour. C’est dire à quel point l’imaginaire des Irlandais associe les concepts d’une genèse et d’une fin, alors que le monde occidentalisé a tendance à dissocier les deux états.

Hyphen ne fait pas dans la demie mesure : c’est un groupe qui donne des concerts, chaque représentation est conçue comme tel et c’est au lieu de s’adapter à sa puissance de feu. Fondé en 2011, le groupe compte des musiciens qui ont des décennies de métier et cela explique aussi l’aisance avec laquelle ils passent du rock des années 80 au pop-rock plus contemporain. L’une des reprises les plus anciennes du groupe, I want you to want me (Cheap Trick), date de 1978. C’est la période glorieuse du rock à Maurice, avec notamment Strength, une formation du collège Royal de Port Louis, qui donne un concert d’anthologie dans le vieux théâtre de la capitale. Et déjà à cette époque, Pierre Alain Amourdon assure à la basse.

La symbolique relève d’une belle coïncidence : Hyphen signifie le trait d’union. On ne pouvait mieux tomber, pour célébrer Halloween, marquer ainsi le lien entre les vivants et les morts.

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Hyphen, c’est aujourd’hui trois voix qui se complètent : Pat Hofman, qui est aussi à la guitare rythmique, Pierre Alain Amourdon et le batteur Jérôme Bungaleea. Ils sont soutenus par deux autres guitaristes Yan et Avi. Pat Hofman, plus spontané et boute en train est le showman du groupe. Avec sa voix qui se place dans les aigus, il reprend plus aisément des tubes de Guns&Roses, par exemple, You shook me all night long. Il s’exécute avec une égale aisance avec le rock français et on trouve ainsi Téléphone et Johnny Halliday dans le répertoire. Toutefois, tout ne tourne pas autour de lui. Jérôme Bungaleea a une voix plus ample qui donne des reprises avec des accents un peu plus lyriques, comme ‘Time is running out’ du groupe Muse. Pierre Alain Amourdon, avec son physique de black qui assure une basse ronde ou en slap, a une voix qui peut surprendre par son grain encore jeune (voir le clip en tête de l’article).

Bref, pour son premier Halloween, The Irish a choisi de marquer tous les esprits, autant ceux qui ont les pieds sur terre que ceux qui ont la tête dans les nuages. En somme, sur la terre comme au ciel, une ambiance d’enfer !

© Neologik Ltd. – 2016

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