Jason Heerah, pour bousculer les habitudes!

L’immense Jason Heerah est au programme chez The Irish pour le live de ce vendredi. Un vendredi soir, placé comme convenu sous le sigle de Gister, et qui, comme de bien entendu, ne sera comme nul autre pareil.

Jason Heerah

Son jeu de batterie tout en puissance et son sens du rythme hors du commun lui a valu son surnom initial : “The Drummer”. On le croyait seulement un as de la polyrythmie jusqu’à ce qu’il démontre aussi ses aptitudes à développer des harmonies d’une grande musicalité, faisant de lui un musicien complet. C’est ainsi que les Australiens découvraient ce talentueux compositeur lors de l’émission X-Factor et que des Mauriciens tout ébaubis en firent leur coqueluche (car nous sommes bien au pays où la légitimité s’acquiert par la reconnaissance obtenue de l’étranger).

Jason Heerah, c’est comme si Phil Collins se serait dédoublé pour s’incarner dans la peau d’un Mauricien passionné de reggae et de jazz. Il est un de ces musiciens qui a fait ses armes en travaillant avec quelques grosses pointures: Boyz II Men, Jermaine Jackson, Jill Scott, Olly Murs, Craig David… Et son métier l’a mené à vivre en divers coins de la planète : Los Angeles, Singapour, New York et Londres. Ses perceptions sont enrichies par cette immense palette sensorielle.

Son point d’ancrage est à Melbourne, où il a maintenant son propre studio. Il entretient cependant ses attaches mauriciennes. Aussi, dès qu’il a largué les amarres après l’aventure de X-Factor, il s’est mis à travailler sur les albums de quelques confrères Mauriciens : « Emporté » pour LIN et Otentik Groove, «  Seggae Paradise » pour Zulu.

Mais il travaillait en même temps sur ses propres compositions et c’est ainsi qu’il sortait, en avril 2016, son premier album, « Chasing Love ». Un album avec des artistes de divers horizons : la chanteuse Uma-Ria du Sri-Lanka, le guitariste David Ryan Harris et Rudy Melbourne de Los Angeles, et la contribution de Dorian West de Sci-Sonic Studios à Melbourne. Sept chansons où il impose sa sonorité et sa voix qui peut passer du grave au très aigu sans vraiment d’effort. Parmi ses chansons, on en trouve une dédiée à Stevie Wonder, son idole, qu’il parvient à rencontrer dans des circonstances insolites Los Angeles grâce à un ami bien introduit. Il y a aussi Save Me, dans laquelle il obtient la collaboration de Rudy Sandapa, un autre compositeur Mauricien établi en Australie et qui parcourt le monde pour différents projets musicaux.

En fait, tout l’album est une histoire de collaboration avec de nombreux artistes de par le monde. Ce qui donne une bonne idée de la personne de Jason Heerah, qui a le sens de la rencontre et qui en tire son énergie pour le restituer en puissance sur scène.

PS : On devine bien qu’avec un artiste de cette pointure, la maison va être remplie comme un œuf. Il convient de réserver sa table bien à l’avance.

© Neologik Ltd. – 2017 

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