Johnny… Eddy Fok Shan et les musiciens du Paradis!

The Irish rend homage à Johnny Hallyday ce vendredi soir avec Eddy Fok Shan, le crooner le plus apte à entreprendre cet exercice. Soirée nostalgie qui correspond bien à l’humeur de cette fin d’année où l’on procède aux rétrospectives. Mais l’ambiance est garantie avec le répertoire du rocker français qui avait su adroitement y inclure de formidables ballades amoureuses.

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Après l’hommage national en France marquée par la ferveur populaire, il était normal que The Irish procède aussi à une soirée en mémoire du chanteur disparu. Malgré toute sa fascination pour l’Amérique, le pays des grands espaces et des routes infinies, Johnny Hallyday était aussi un homme tellement passionné des îles qu’il avait demandé d’être enterré à Saint Barthélémy. Ainsi prenait-il place dans nos réalités îliennes au point de mériter que l’Irlande et l’île Maurice s’associent à leur tour pour un dernier hommage.

Restait à trouver un célébrant digne de l’événement et The Irish l’a finalement trouvé en la personne d’Eddy Fok Shan. C’est celui que nos amis de La Réunion ont surnommé « le crooner de l’océan Indien ». Eux l’avaient découvert grâce à Patrick Pongahet, le metteur-en-scène de la comédie musicale Hair, qui allait révéler des voix exceptionnelles comme celles de Maryann Bothjohn, de Jenny Mackay et d’Eddy Fok Shan lui-même. A La Réunion, le spectacle produit jusqu’à quinze représentations à guichets fermés !

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Eddy Fok Shan jouera encore dans deux spectacles montés par Pongahet et l’expérience est déterminante pour sa carrière professionnelle. C’est ainsi qu’il se retrouve dans le circuit hôtelier où sa voix au timbre rocailleux enchante les touristes de passage, poussant même une femme d’un certain âge à lui enlever le micro des mains, histoire de vérifier s’il ne chantait pas en playback !

Eddy Fok ShanSon répertoire, qu’il renouvelle régulièrement, se compose aujourd’hui de plusieurs centaines de chansons. Qu’il alterne savamment. Brel, Aznavour, Bécaud, Piaf… et en même temps Elvis Presley, Louis Amstrong, Ray Charles, Frank Sinatra, Paul Anka, Engelbert Humperdinck, Charlie Rich, Percy Ledge, Johnny Mathis… Amstrong et Brassens qui se succèdent dans un même tour de chant, c’est tellement différent comme registre. Comment peut-on passer de l’un à l’autre sans heurter son public ? « Je le fais exprès. C’est mon petit truc à moi. Quand on est seul sur scène, il faut parfois choquer un peu son public, histoire de le maintenir à l’écoute quand son attention risquerait de se relâcher », dit-il. Et c’est peut-être cela le maître-mot d’un crooner : s’assurer de l’attention de son public soit maintenu.

Ainsi pour cet hommage à Johnny, Eddy Fok Shan a fait appel à ses amis de l’hôtel Le Paradis où il se produit souvent. Et ce hasard ne manque pas d’air et donne une nouvelle fois à The Irish cette occasion de donner un caractère exceptionnel aux événements : quand l’hommage rendu au chanteur disparu est assuré par des musiciens du Paradis…

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