Kevin Mackay, The Entertainer is back

Kevin Mackay avait retrouvé la scène de The Irish au début de décembre ; un nouveau passage remarqué justifiant son retour ce vendredi où les Réguliers entendent se remettre des caprices du temps. Blues ballades, Pop, Rock, Reggae, zouk, seggae : avec son groupe, Kevin Mackay offre aujourd’hui un répertoire varié et dense.

Kevin Mackay 2

Entre les reprises empreintes de cette mélancolie qui évoque sa touche sensible et les morceaux plus entrainants, Kevin Mackay et son groupe parviennent à nous faire progressivement passer d’un cadre intimiste à l’ambiance appréciée par les joyeux drilles de The Irish. C’est ainsi que le jeune chanteur a accumulé ses fans au fil des prestations. Entre les tubes de Cold Play – son interprétation de ‘Sky Full of Stars’ est remarquable – ou de Foul’s Garden comme ‘Lemon Tree’. Il ose aujourd’hui des reprises de chanteurs Français, comme Kendji Girac par exemple. Le public réagit bien quand il leur chante ‘Les Yeux de la Mama’ car, il sait y apporter la touche de conviction pour cet air entraînant qui, du coup, ne détonne pas par rapport à son registre bourré de titres anglo-saxons.

Kevin Mackay a pris plus d’aisance dans sa démarche en solo. Le jeune homme qui faisait déjà bonne impression en version acoustique, se montre également très convaincant sur des reprises en version électrique. Puisqu’il a fait ses armes dans le circuit hôtelier, il a pu s’entourer de professionnels talentueux qui travaillent sur de multiples registres et qui sont parvenus à enrichir son expérience. Les musiciens qui l’accompagnent apportent davantage de relief à son répertoire et ce frottement a grandement contribué à sa présence scénique. Sa voix a gagné en maturité et elle fusionne bien aujourd’hui avec les sonorités plus percutantes d’un groupe. Les percussions apportent aussi beaucoup d’allant à sa prestation et rendent l’ambiance plus contagieuse au fur et à mesure que la nuit s’anime.

Kevin Mackay est un entertainer. Dans son choix de répertoire, on trouve en filigrane cette attention pour le public qu’il cherche à séduire. Et il y parvient avec sa part d’authenticité, avec son humilité non-feinte, le temps qu’il a su consacrer pour maîtriser son art. Non, il n’a pas la grosse tête… et c’est, sans doute, ce qui fait qu’il devient une grosse pointure!

 

 

 

 

 

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