Les surprises du lundi

The Irish - Lunch Collage

Le déjeuner du lundi chez The Irish n’est comme aucun autre jour pareil. On peut se retrouver en salle avec un manager engagé dans un brainstorming avec son équipe ou en terrasse avec une équipée de mamans qui cassent la croûte sans se presser car elles vont récupérer les enfants à leur sortie d’école.

Alors que le lundi est généralement le jour où l’on s’emploie à faire montre de tonus après un week-end de décompression, c’est aussi le jour où certains professionnels – ceux qui, par exemple, ont travaillé le week-end et se retrouvent avec un jour de repos – décrochent tout simplement.

Il n’y a que sur une île déserte que l’on se retrouve avec Vendredi. Et, l’île Maurice étant loin d’être déserte, quand bien même qu’on pourrait obtenir une majorité favorable, on ne peut célébrer le TGIF au quotidien ! C’est comme ça ; c’est arbitraire, il faut s’y faire ! Mais, comme dans de nombreux pays aux riches patrimoines, notre île garde la trace de la tradition des lundis chômés. Le « Lundi Cordonnier » est bien resté dans le langage et désigne cette difficulté qu’ont certains à se remettre à l’ouvrage.

Mais à bien voir, il ne s’agit que de la caricature d’une minorité. La cybercité d’Ebène et les bureaux des Plaines Wilhems fourmillent d’activités et c’est tout simplement qu’on retrouve ses acteurs économiques le midi. Le Régulier qui est commercial dans une entreprise de distribution donne son rendez-vous commercial chez The Irish le lundi ; histoire de bien commencer la semaine avec de bonnes perspectives. « Le cadre s’y prête ; c’est cosy », dit-il. Le manager qui est Régulier y convie lui aussi son équipe pour dégager une stratégie ; puisque nous sommes au pays où l’on « pense en dehors du boite », il estime que l’on pense mieux hors de la boite où le cadre contribue aux blocages car il marque des territoires hiérarchisés.

“Chez The Irish, l’inattendu fait partie du prévisible”

« C’est le jour des surprises ; on ne sait jamais à l’avance comment ça se présente », confie Sachin Luximon, le responsable du service en salle. Les serveurs doivent faire preuve de perspicacité ; la manière de marquer sa présence diffère de la clientèle plus festive de la nuit et du week-end. Il ne s’agit pas, par exemple, d’interrompre un groupe dans sa réflexion mais, par contre, avoir le coup d’œil pour réaliser que des assiettes ou des verres vides encombrent la table et arriver discrètement pour les enlever.

Il est certain que Sachin aurait préféré que ceux qui ont des besoins précis préviennent à l’avance pour s’assurer qu’ils aient la bonne table au bon endroit. « Le déjeuner est en Walk-In, et comme c’est le lundi nos clients se disent qu’ils trouveront plus facilement de la place. Mais, nous voyons bien qu’en quatre mois les choses évoluent rapidement », remarque Javed Vayid, le General Manager de The Irish. Qu’à cela ne tienne, on s’affaire en cuisine comme en salle pour cette journée particulière du lundi car, chez The Irish, l’inattendu fait partie du prévisible.

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La psychologie du lundi, infaillible…

Yana Son FriendA-t-on la flemme pour aller travailler le lundi ou au contraire on repart boosté pour une semaine parce qu’on a eu une bonne coupure ? C’est selon le caractère de la personne ou l’ambiance au travail ; une multitude de facteurs interviennent dans ce type de considération. Ce domaine est généralement du ressort de Yana Bhageerutty, psychologue qui prête ses services aux entreprises pour la gestion des programmes de développement et l’animation des ateliers de développement professionnel. Cette fois, c’est elle qui s’est octroyé un jour de congé pour s’offrir du temps avec son fils, Sydh, et Haadi, l’ami de celui-ci.

« I don’t usually take a picture of my food », avoue Haadi qui avait commandé du poisson, « But I found it so attractive ». « Le restaurant est différent », observe Sydh qui avoue apprécier l’ambiance et « la serveuse, magnifique ! ». Yana, la maman, est du même avis : « J’aime bien le service, l’approche et, en effet, le sourire de cette serveuse ».

« On revient, c’est sûr ! », avoue Yana. Ca va être un peu compliqué de convaincre ses amies qui vivent comme elle dans le nord, mais dit-elle, « c’est certainement plus agréable que de se faire sauter dessus dès qu’on débarque dans une boite dans le nord ! »

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