Stéphanie Noël, le groove des chansons non-conformistes

Stéphanie Noël fait partie des premières chanteuses à animer le désormais célèbre live show du vendredi soir chez The Irish. Elle y a conquis son public et ce n’est guère étonnant de la retrouver régulièrement dans la programmation. Comme ce vendredi où elle se produira accompagnée de ses musiciens favoris.

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Stéphanie Noël a une belle présence scénique. Elle sait qu’elle n’a pas besoin de trop en faire : elle est une femme de grande taille qui arrive sur scène avec sa guitare et elle n’en joue pas comme pour faire semblant. Cela déjà la distingue des autres chanteuses et elle assume bien son registre particulier.

Elle est une musicienne qui a fini par développer une identité sonore pour ses prestations ; elle use de la sonorité acoustique pour développer un caractère intimiste qui fait que les spectateurs viennent spontanément vers la scène et reprennent quelquefois avec elle des refrains connus. C’est dans ces moments-là que The Irish se fond dans sa vraie vocation de pub irlandais où l’on privilégie le sens du divertissement et l’ambiance de grande camaraderie.

En outre, Stéphanie Noël semble avoir gardé une sensibilité d’adolescente et cela se perçoit dans la composition de son répertoire. Elle doit avoir un faible pour Katy Perry car elle reprend quelques uns de ses titres : Roar, I kissed a girl ; mais elle aligne aussi Torn de Natalie Imbruglia ou ‘Rolling in the deep’ d’Adele. On réalise qu’elle peut mettre du punch dans son groove, notamment quand elle reprend ‘Price Tag’ de Jessie J, ou encore ‘Jailer’ d’Asa. Il faut dire qu’elle est bien assistée pour cela par ‘Titate’, son percussionniste qui parvient à donner cette belle pulsion qui électrise le public des Réguliers de The Irish. L’ambiance peut atteindre son paroxysme quand elle enchaine avec ‘Black Horse & A Cherry Tree’ de KT Tunstall, par exemple.

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Stéphanie Noël peut aussi compter sur Johnny Brigitte au clavier et Julian Kanasavava à la guitare. Elle nous révèle qu’elle va aussi s’attaquer ce vendredi à quelques morceaux un peu plus complexes. ‘Natural Woman’, par exemple ; cette formidable chanson écrite par Carole King dans les années 70. Cette parolière, remarquable en tous points, est une personne dont l’engagement citoyen et politique a souvent été à l’avant-garde. Elle avait quitté le monde de la musique pendant six ans à partir de 1983, pour se consacrer au militantisme écologique ! Quand on réalise que les Etats Unis font encore aujourd’hui partie des plus gros pollueurs de la planète, on réalise le caractère visionnaire d’une telle femme. Faut-il en outre s’étonner que ce soit la grande Aretha Franklin qui ait interprété cette chanson et en a fait une telle référence que lors d’une soirée spéciale au Kennedy Centre en 2015 on vit Barack Obama écraser une larme.

C’est ainsi que l’on réalise que Stéphanie Noël marque son public par le choix d’un répertoire où elle décline l’art et les émotions d’artistes non-conformistes. Et quand elle est sur scène, on comprend qu’elle a l’âme de ces révolutionnaires zen.

© Neologik Ltd. – 2017

Comments

  1. Noël Malabar ( Babi )

    One of my best female singer on the island * The voice *
    hello sista

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