Disco & Daiquiris: Never can say goodbye…

Staying alive, I will survive… : ce sont peut-être des titres comme ceux-là qui nous parleront mieux de la période disco, maintes fois donnée pour morte et qui a survécu à toutes ses agonies. Le disco revient, encore et toujours, et ce samedi 22 juillet chez The Irish, ce sont des jeunes qui se mettent en mode Saturday Night Fever.

the irish disco

Cela pourrait surprendre plus d’un, mais ce ne sont pas des moribonds qui entendent envahir The Irish ce samedi soir ; par ces soirées d’hiver, ce ne sont pas des pantouflards qui voudraient donner dans le réchauffé. Ce sont bien des jeunes à la puberté inachevée qui convient à ce culte de la résurrection des morts.

Cela fait 40 ans, en effet, que le grand public faisait connaissance avec ce genre musical, notamment avec la sortie en 1977 du film « Saturday Night Fever », qui allait faire connaître John Travolta que l’on trouvait hyper sexy à l’époque avec sa coiffe gominée. Oui, vous serez horrifiés de savoir que vos pères ont boosté la vente de Brylcream en ces temps où il était impensable que l’on pourrait un jour à Maurice se payer des capotes au supermarché !

Mais les temps n’arrêtent pas de changer ; c’est la seule constante de l’histoire. Celle du disco démarre comme une forme de contestation à l’hégémonie du rock qui commence à s’essouffler dans les années 70. Dans les night clubs de Brooklyn, du Bronx et de Harlem, des disc-jockeys sélectionnent des chansons soul et funk. On ne voyait pas un public danser sur ce type de rythme mais, en studio, on procède aux premiers remix pour faire ressortir la basse et la batterie davantage. On considère les riffs de guitare qui sont les plus aptes à accrocher l’oreille et on habille le tout avec une stylisation cyclique pour marquer les pas de danse. Le rythme, ponctué par la grosse caisse qui marque chaque temps de la mesure 4/4, donne dans la répétition en boucle et les cordes ainsi que les voix ont un caractère planant. Tout cela donnera dans la foulée la boite à rythmes et le synthétiseur : nous sommes aux prémices de la musique électronique !

En fait, ce que l’on considère aujourd’hui comme le disco des années 80 relève de cette collection datant du milieu des années 70. ‘Rock your Baby’ de George McCrae ou ‘Never Can Say Goodbye’ de Gloria Gaynor datent de 1974. Un Africain marque les esprits la même année : le saxophoniste de jazz, Manu Dibango, sort Soul Makossa. En 1975, le disco grimpe dans les Charts grâce à Donna Summer (Love to love you baby), KC and the Sunshine Band (That’s the way I like it). On se caricature, on s’accoutre outrageusement à la manière d’Amii Stewart ou des Village People ; avec Boney M, on présente des femmes en lingerie autour d’un macho velu, des pattes d’éléphants incroyables avec Earth, Wind and Fire. Le monde francophone n’est pas en reste : il y a Sheila B. Devotion, Cerrone pour la France, Eruption pour l’Allemagne, Patrick Juvet pour la Suisse… Même les rockers finissent par s’y mettre à la fin des années 80 : Rod Stewart avec son fameux « Da ya Think I’m sexy ? » ou le groupe Blondie avec son « Heart of Glass ».

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Justement, passons à la glace pilée ; celle du Daiquiri, boisson qui tire son nom d’un village non loin de Santiago de Cuba. Ce cocktail serait l’œuvre de Jennings Cox, un ingénieur américain qui était à Cuba au moment de la guerre hispano-américaine. Mais, comme dans de nombreuses histoires américaines, il y en a plus d’une version et ce serait un élu américain qui importât la recette dans les boites de nuit newyorkaises.

La Daiquiri est une boisson à base de rhum, avec une cuillère à café versée sur la glace et un citron. Aujourd’hui, le mélange se fait dans un shaker. Le Daiquiri se fait aujourd’hui avec de nombreuses saveurs : banane et fraises ; ou avec certains niveaux de complexité, comme avec le Daiquiri Hemingway.

De ces standards du bar aux hits des Selectors – on ne dit pas disc jockeys, ça fait vulgaire – il y a des pas qu’il vous faut franchir. Ils vont se mettre à deux pour vous aider à faire le saut : Mathieu Ahsue et Avneesh, avares de déclarations, semble-t-il. Comme si c’était possible chez The Irish !

 

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